Photos numériques d'après collage stencyl

Ces travaux ont une bien curieuse histoire.

Dans les années 70,  j’avais récupéré un fond de vieilles feuilles de brouillon 21X29,7 qui servaient à absorber l’encre des stencils afin de pouvoir ronéotyper à nouveau les textes imprimés. Ces feuilles se froissaient laissant apparaitre des lignes aléatoires et les textes déjà imprimés sur les brouillons. Par découpages et assemblages sont nées ces « traces encrées », que je qualifie d’arborescences .Soigneusement rangées dans des cartons - car ces collages ne  me paraissaient pas dignes d’être exposés voire vendus - ces recherches ont été exhumées des mes propres archives à l’avènement de la photographie et de l’impression numériques sur des papiers de qualité (Arches en l’occurrence) comparables à des tirages limités traditionnels type sérigraphies ou lithographies.

J’ai plaisir à souligner et à raconter ici cette résurgence d’œuvres passées. Si la qualité visuelle était, me semble-t-il, déjà là, le support ne me satisfaisait pas , de part la qualité des papiers mais aussi leur grande fragilité. Ces feuilles gardent en mémoire la trace des plis de la feuille originelle, son encre. Ils sont matière chargée d’« histoire ». L’assemblage et le collage, puis la photographie et l’impression numérique ressuscite  ces documents dans une facture contemporaine grâce à des « outils » actuels. Nous sommes bien toujours sur et dans le papier.